Le code de déontologie des infirmiers en Belgique fait partie de mon identité professionnelle. Le soin est devenu autre. Je suis passée du « faire » à l’ « être », en acquérant de nouvelles connaissances, et en développant d’autres compétences.
Je m’inscris dans la déontologie de l’EATA (Association Européenne d’Analyse Transactionnelle) : « chaque être humain a de la valeur, indépendamment de son sexe, de sa position sociale, de ses croyances religieuses, de ses origines ethniques, de sa santé physique ou mentale, de ses convictions politiques, de son orientation sexuelle, etc. »
Contrat : un contrat explicite entre le client et moi existe.
- Selon Eric Berne, il est « un engagement bilatéral » : entre le client et moi-même en tant que thérapeute, entre les participants et moi comme formatrice.
- La relation contractuelle en A.T. est réciproque entre les deux parties : je suis OK, tu es OK. Nous sommes tous deux compétents dans la relation. Dans les prérogatives du professionnel, il s’agit, toujours selon Berne, « d’être ici », d’utiliser un langage compréhensible pour les deux personnes.
Responsabilité
La responsabilité est une « Obligation ou nécessité morale de répondre, de se porter garant de ses actions ou de celles des autres[1] ». En tant qu’analyste transactionnelle, je mets mes compétences au service de la relation.
Ma responsabilité est d’être consciente et de prendre conscience de mes déséquilibres : ceci donne sens aux supervisions, à mon groupe didactique, etc. Cette démarche s’inscrit dans ma réflexion éthique sur mon métier.
Protection
De soi et de l’autre : Je prends soin de moi pour pouvoir prendre soin de l’autre. De quoi ai-je besoin ? est une question à se poser pour tout professionnel. Lorsque j’interviens en formation, je pose le cadre : le cadre-temps (horaire, pauses, repas), les valeurs du groupe (participation active, co-responsabilité, démocratie, respect, écoute, bienveillance, etc.
Engagement dans la relation
Le bien-être et la santé du client sont au centre de mes préoccupations dans le cadre de la relation thérapeutique.
Justice, équité, non-malfaisance, bientraitance
- Justice : Je respecte la loi comme citoyen, et professionnelle. Tous les membres de la société ont droit à une qualité de prise en charge.
- Equité : Le Larousse évoque « Qualité consistant à attribuer à chacun ce qui lui est dû par référence aux principes de la justice naturelle[2]». Ces principes sont l’impartialité, l’absence de parti pris : « nulle partie ne peut se faire justice à elle-même », et le droit d’être entendu : « une partie a le droit de se défendre contre les éléments de preuves déposés contre elle à son encontre ».
- Non-malfaisance : je n’inflige pas de mal à autrui. J’accompagne la personne dans ses prises de conscience, je respecte son rythme.
- Bientraitance : c’est l’ « ensemble des soins, des actes et des comportements exercés par l’entourage familial ou professionnel d’une personne et qui procurent un bien-être physique et psychique au client[3]». La HAS[4] ajoute qu’elle est « une manière d’être, d’agir et de dire soucieuse de l’autre, réactive à ses besoins, respectueuse de ses choix et de ses refus »[5].
[1] https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/responsabilit%C3%A9/68694, consulté le 12 février 2021.
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Justice_naturelle , consulté le 5 mars 2021.
[3] https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/bientraitance/185829, consulté le 5 mars 2021.
[4] HAS = Haute Autorité de Santé, est une « autorité publique indépendante à caractère scientifique dotée de la personnalité morale ».
[5] https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/bientraitance/185829 , consulté le 5 mars 2021.
